11 octobre 2007
Le Cheval et la Jument d'Audrey
Tout l’été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit brin
De paille ou de foin
Elle alla crier famine
Chez le cheval, son voisin
Lui priant de lui prêter
De la paille pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
"Je vous paierai, lui dit-elle
Avant l’août, foi d'animal,
Intérêt et principal. "
Mais le cheval n'est pas prêteur,
C'est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-il à cette emprunteuse
Nuit et jour à tout venant
Je galopais, ne vous déplaise.
Vous galopiez ? J’en suis ravie
Eh bien ! Trottez maintenant.
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